Blogue compulsif

« Sois Libre »

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Une journée comme il y en a d'autres. Je devais aller à un cours. Le genre de cours donné par un prof imbus de lui même. A peine assis, je me relève et prends la porte. D'un pas décidé, je sors de l'université, monte dans le métro en direction du nord. Sans aucun objectif. Je sors à la dernière station, rive nord. Je marche quelques mètres et aperçois un magasin de musique. Je rentre. Plusieurs guitares bons marché. J'en essaye une avec un cutaway, qui permet d'aller jouer dans les aigus. Le son est ample, la touche est confortable, la tenue est légère. Je l'achète immédiatement. Je quitte le magasin avec ma nouvelle acquisition et marche le long du fleuve. Je m'installe sur un quai flottant, inspire, et souffle.

Je passerai le reste de l'après-midi là, à jouer au rythme de l'eau.

Nous sommes cinq ans plus tard. Je suis à San Francisco. En tant que musicien, j'ai pris en couleur, en nuance et en présence. J'ai toujours ma guitare avec moi. C'est notre dernier voyage. Avec tout humilité, Il est temps pour moi d'en trouver une plus à mon jeu.

Je cherche un endroit où je pourrais jouer.
Je marche sur Masson, vers l'est. Arrivé au bord de l'eau, sur Embarcadero, à ma grande surprise, je retrouve une construction familière. Il s'agit d'une fusée, une installation artistique présentée à Burning man l'année du thème "Evolution". Je m'installe dessous. Je joue une dernière fois.

Ce que vous écoutez actuellement, c'est un adieu.

Je pose la guitare puis m'en vais. Pas un abandon, juste un don. À la providence, à whoever may come and take it. Un couple de jeunes mariés apparaît alors, pour se faire photographier sous la fusée, la guitare en arrière plan comme si elle faisait partie du décor. Ce qu'aucun d'eux ne se doute, c'est de ce qui est inscrit en arrière de la guitare... 


Fusée

Je + Je (elle) + Je (lui) + Je (∞)

Dernièrement, dans une assemblée politique de quartier, j’entendais un homme d’âge honorable s’insurger sur la désuétude des biens de consommation produits :  «S’ils sont capables de mettre des satellites en orbites dans l’espace, dit-il, et qu’ils restent en bon état pendant plus de vingt ans, ils ne viendront pas me faire croire qu’ils ne sont pas capables de faire des «chars» qui dureraient un peu plus longtemps avant de les envoyer à la cour à «scrap»!» …En effet, la logique du marché semble aller à l’encontre de la logique du commun des mortels. Je ne ferai malheureusement (ou heureusement?) pas de leçon d’économie, car j’en ai ni l’aptitude, ni la prétention. Mais un point qui me heurte à la réminiscence de ce judicieux commentaire est l’emploi du 3e pronom personnel du pluriel, ce «ils» accusatif. Ceux que cet homme pointait, ce « ils », ce regroupement lointain et dépersonnalisé, qui semble avoir bien du pouvoir et contrôler bien des lois marchandes (qui, doit-on vraiment le spécifier? ont des impacts sur bien des vies). Qui sont-ils? Serait-ce possible ultimement d’envisager de remplacer ce ils par un vous, tel une discussion plus directe, plus humaniser et qui ne tombe pas dans la paranoïa accusative? Ou encore serait-ce mieux d’y voir un nous, tous ensemble, d’y voir un projet commun où nous avons le contrôle de nos vies ? Et si je pousse la réflexion à son apogée (et inspirée par un certain sociologue, Touraine), devrait-on commencer par nommer ce nous par un «Je»? Le sujet en pleine possession de ses moyens, de ses connaissances et dans la reconnaissance des limites de sa connaissance. Et surtout, surtout, le sujet, dans la reconnaissance à l’égard de ceux qui l’environnent, l’altérité qui lui ressemble mais qui n’est pas sont égale ni sont prochain, il est différent dans toute sa légitimité et de cette différence naît le plaisir de se côtoyer avec toutes les spécificités qui nous font dire que « Je » est nul autre.

Et le je + je (elle) + je (lui) + je (∞) = un nous en santé.

Page noire

Réalisé en 2007 par Mathieu Pellerin, Eve Bernier, Daryl Hubert, Christelle Belinni et Alex Quessy.

Île bizarre

(Animation: glisser le curseur sur l'image pour lancer.)

 

Vent

Vent

Vantardise

Vaniteux

Coup de vent

Vent glacial de l'aube

Tombe sur mon caniveau en vente

Pour un passage au quai de Vendôme

Vent

Variable cannibale

Vassal

Ton cauchemar d'hier s'efface devant

Te laisse au vent

Des idées cognent au ventre

Des caresses vampiriques

Tornade qui prend son envol

Dans les jardins des vandales

Ventriloque de la parole facile

Qui attire la vengeance

Mes yeux vendangent de rougeurs

Vent

Partir au vent

Un vendredi

Sans mot dit

Les papillons


Les papillons des désirs

 

Tournoient sans fléchir

 

Dans les pensées rêveuses

 

Des courbes avantageuses

 

Sur un dessin de neige

 

Caligraphié de nuages

 

Sur un chemin lointain

 

Une savoureuse douceur

 

Des mages éclaireurs

 

De leurs mains coulent des nuées

 

Des roses éclaboussées

 

Typographiées par un marteau

 

Lentement sur papier comme chair sur os

 

Prendront forme les tourmenteuses attirances

 

Qui s'appliquent fer rouge sur sang

 

Des destins qui s'abreuvent au Cap Tourment

 

Solides espèrent d’amères galères

 

Qui flottent sur les eaux d'autres ères

 

S'entrecroiseront les grandeurs d'autrefois

 

Les souvenirs de demains

 

Et les pensées de maintenant

 

Ils imploseront dans les néants

 

Et seront gravés sur les pierres d'Éden

 

Au croisement des croix et de la foi

 

Toujours qu'un seul baiser

 

Par les délices de mes yeux embraisés

 

Transpireront les désirs

 

Alors que les papillons s'enfuirent

Codes QR, la nouvelle vague

Vous avez sans doute vu ces images plusieurs fois, les QR Codes. À la différence des codes barres, qui réfèrent à un numéro dans une base de données externes, les QR Codes portent en eux les informations et sont libres de droits. Ils sont lisibles à l'aide de portables et cellulaires qui possède l'application pour les lirent, soit la plupart. Ils peuvent être utilisés pour référer à des sites web, des cartes d'affaires et donner de l'information.Comme ils sont de plus en plus en vogue, voici celui de pourquoijamais:

Celui qui réfère au site web:

Celui avec un petit texte. Plus il y a d'information, plus le code est grand:

Et voici celui de mon portofolio:

QRCode du portfolio de Louis-Philippe Bell

 

Voici un bon site de référence pour les QR Code, et vous pouvez en créer autant que vous voulez.

http://blog.gaborit-d.com/dossier-guide-pratique-du-qrcode/

Mu, un collectif d'art public

Voici deux lien vers un collectif d'art public à Montréal. Il se spécialise dans les fresques urbaines dans le but de changer la ville par l'art.

http://www.radio-canada.ca/regions/Montreal/2011/07/28/008-jeanne-mace-f...

Et voici le site du collectif:

http://www.mu-art.ca/index.cfm

Orage

Au bout du chemin il y avait l'orage

Comme tant de fois quand s'envolent les anges

Je suis flottant au dessus des abîmes

Comme perdu au firmament des cimes

 

De mes idées je soulève des mondes

Qui s'évanouissent en grains de poussière

Des châteaux si vastes parsèment mon empire solitaire

Et se déconstruisent au lever des aubes

 

Général aux armées fantomatiques

Les sentinelles dansent au rythme frénétique

Réveillé par les nuées d'hommes métalliques

Je vois mes armées franchir la passe colérique

 

Dans un bruit de criquet de fracas ordonné

Ils avancent dans un destin qui s’est emballé

Au loin la reine courtise les saltimbanques

Dans des orgies aphrodisiaques

 

La terre de ma haine se noie de rouge

Qui en longues traînées d'oublis s'étale

Sur le sol roulent les bouteilles

Qui est-elle?

 

Elle chante aux éclats diurnes

Sur la musique d'orchestre du passé

Des veilles chansons usées

Par le temps comme les cratères de Lune

 

Le vent apporte le parfum d’Azazel

La chaleur calcine sa peau jouvencelle

Elle s’évapore en larmes de tristesses éternelles

Comment faire tomber des têtes

Le chef de la lutte contre le cybercrime est tombé aux états-unis. Probablement dans la foulé des attaque de LulzSec. Peut-etre qu'ils vont se réveiller et dévelloper de nouveaux moyens de protection.

http://blogues.radio-canada.ca/surleweb/2011/07/26/des-pirates-informati...

Surtout avec la "création" officeille de l'armé bleu de chine, spécialisé dans la "défense" du territoire internet de la chine.

http://post.jagran.com/china-sets-up-online-blue-army-to-beef-up-interne...

"It is just like ping-pong. We have more people playing it, so we are very good at it,"

Labyrinthe

Labyrinthe

 

Et nous entrons dans l’insoluble labyrinthe, là où les espérances sont devenues des habitudes. Affliction d’une époque qui s’autodétruit devant nos yeux laissant la place aux racines qui recouvriront bientôt les ruines de notre temps. Dans l’espace parallèle s’achèvent les mondes qui diffusaient la puissance lumineuse. Nos rêves d'amours implosent en immondes cauchemars au vernis schizophrénique.

 

Devant le souffle solitaire, des vents glaciaux qui démasquent les personnages guenilles qui se déplacent en mouvement lent sur un échiquier de cases grises, fatiguées par de trop nombreux passages. La boucle tourne et les longs couloirs immaculés de sang démontrent toute la folie de l’œuvre. Les cris, les pleurs, les souffrances des êtres qui se trouvent ici ne s’arrêtent jamais. Il y a trop de voix, trop de cacophonie pour détendre le tympan et comprendre le sens profond des paroles. Elles se perdent dans l’oubli du vide qui s’étale devant les artifices du mensonge. Elles n’ont de sens que de combler le néant.

 

Et nous marchons lentement vers une autre porte qui s’ouvre sur d’autres longs couloirs barbouillés par autant de haine que nous n’arrivons même plus à voir devant. Le fracas des sentinelles devient notre seul repos contre les voix qui s’intensifient. Elles crient de plus en plus fort les mêmes slogans, les mêmes dérisions pathétiques, les mêmes refrains dans une répétition qui n’aura jamais de fin.

 

La puissance du verbe n’y pourra rien. Les articulés de bonne conscience se déploient devant le chemin du salut. Il n’y a pas d’issue. Il n’y a que l’habitude, la banalité, la certitude de savoir d’avance les coups qui se préparent dans les aubes rosées des pensées maléfiques. Mais surtout de savoir son impuissance devant les coups portés en plein cœur, de savoir que nous sommes maintenant ici à jamais.

quelques liens

Anonymous et Mosento:

http://tempsreel.nouvelobs.com/actualite/hacker-ouvert/...

La guerre des jouets, ou la thérapie par les jouets:

Manifeste Refus Global (1948)

Si vous êtes comme moi, et que vous ne l'aviez jamais encore lu dans sa totalité...

Manifeste Refus Global (1948)

Je viens aussi tout juste de trouver un documentaire personnel de Manon Barbeau, fille de l'un des signataires du manifeste sur le site de l'ONF. Cela semble assez pertinent aussi... À suivre.

Les Enfants de Refus Global (1998)